Wallonie - Vincent Verschueren et Lara Vanneste limitent les dégâts

26/04/2010 En raison du soleil printanier baignant les spéciales, la 27ème édition du Rallye de Wallonie s'est résumée à un long sprint. Après leur abandon au TAC Rally, Vincent Verschueren et Lara Vanneste  étaient impatients de prendre leur revanche en Groupe N. Le pilote de la Subaru a livré une honorable prestation, mais la mécanique n'en voulait pas…

Après la superspéciale de vendredi soir, disputée sur la Citadelle de Namur, Vincent signait le 18ème chrono. Samedi, au terme de la première boucle de quatre spéciales, la Subaru Impreza WRX STR09 bleue occupait le 16ème rang. Vincent était impressionné par le parcours rapide du Rallye de Wallonie: "L'an dernier, nous avions déjà roulé très vite avec l'Opel Ascona. Mais avec la Subaru, les vitesses atteintes sont bien plus importantes. Sur ces spéciales, il faut bien connaître sa voiture et savoir comment elle va réagir dans les successions de courbes très rapides. Je manquais de confiance pour garder le pied au plancher dans les enfilades. J'ai aussi commis une erreur en remettant trop rapidement les gaz dans une courbe couverte de gravillons. La Subaru a décroché. Heureusement, nous nous en sommes sortis sans dégâts."

Dès la deuxième boucle, Vincent passait à l'attaque, mais les chronos ne s'amélioraient quasiment pas. Visiblement, le moteur de la Subaru ne donnait pas sa pleine mesure. Samedi soir, Vincent occupait le 13ème rang et la 4ème place du Gr.N: "Nous avons vraiment tout donné. Mais les temps ne suivaient pas. Le dernier passage dans Natoye était parfait à mes yeux. Pourtant, le chrono n'était pas bon. Notre moteur n'a consommé que 28 litres d'essence en 150 kilomètres. Normalement, c'est le double!"

L'équipe cherchait l'origine du problème, mais ne la trouvait pas. En l'absence de l'ingénieur ayant réalisé la programmation, qui était retenu par un rallye en Pologne, épreuve qui était finalement postposée en raison du drame ayant touché ce pays, il était impossible de modifier les paramètres du boîtier.

"La frustration était énorme," expliquait Lara Vanneste, la copilote de Vincent Verschueren. "Vincent a donné le meilleur de lui-même et nous avons pris des risques. Pourtant, nous n'avons jamais pu égaler les chronos du leader en Groupe N. Je suis convaincu que nous aurions pu nous battre pour la victoire en Gr.N avec un moteur en condition optimale."

Dimanche, Vincent et Lara devaient encore baisser le rythme…
"Au cours de la première boucle, la boîte de vitesses est devenue très dure. J'avais du mal à enclencher la cinquième. A partir de ce moment-là, j'ai changé de rapport plus tôt afin d'épargner la boîte."

Vincent Verschueren parvenait malgré tout à limiter les dégâts au championnat en terminant au quatrième rang de la catégorie.